L'erreur fatale : isoler par-dessus l'humidité
Si vous appliquez une plaque de plâtre ou de la laine de verre directement contre un mur sujet aux remontées capillaires ou aux infiltrations, vous risquez de provoquer des dégâts irrémédiables. L'humidité se retrouvera prise au piège entre le mur froid et l'isolant, entraînant le développement rapide de moisissures toxiques, de mauvaises odeurs et la pourriture de l'isolant.
Étape 1 : Identifier et traiter la cause de l'humidité
Un diagnostic par un professionnel de l'humidité est nécessaire. Les causes les plus fréquentes sont :
- Les remontées capillaires (humidité ascensionnelle) : L'eau remonte du sol dans les fondations. Nécessite des injections de résine hydrofuge à la base du mur.
- Les infiltrations extérieures : Fissures dans la façade ou toiture défectueuse. Traitées par un hydrofuge de façade ou une réparation locale.
- La condensation : Mauvaise ventilation de l'habitation. Solutionnée par la pose d'une VMC hygroréglable.
La technique de pose d'un doublage ventilé
Si le mur est structurellement sain mais naturellement sujet à de légères humidités de cave par exemple, optez pour la pose d'une ossature métallique désolidarisée avec lame d'air ventilée de 2 cm au dos de l'isolant. Utilisez exclusivement des isolants imputrescibles comme le liège expansé ou le polystyrène extrudé, complétés par un pare-vapeur hygrovariable très étanche et des plaques de plâtre hydrofuges (vertes).